Blog de Mathieu Hanotin

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lundi 3 mai

Article du Journal de Saint-Denis sur la visite de Sarkozy à Bobigny et la réaction des élus

Ma réaction dans les colonnes du JSD (n°829) à la visite et aux annonces de Sarkozy à Bobigny

« Je m’inscris en faux contre l’amalgame jeunes décrocheurs scolaires et trafiquants de drogue fait par Nicolas Sarkozy. Les solutions qu’il préconise dans le domaine scolaire sont extrêmement dangereuses. La suppression des allocations familiales ne fera qu’empirer les choses. La création de deux internats pour des élèves difficiles revient à créer deux bombes dans le département. Pour casser la spirale de l’échec en Seine-Saint-Denis, mieux vaudrait une prise en charge individualisée des élèves qui en ont besoin, avec des structures médico-éducatives adaptées. Sur la sécurité, le discours est le même depuis 2002 sans que rien ne soit suivi d’effets. Et notamment pas l’affectation de 400 policiers qui manquent. Le président est pour une police qui fait des coups: c’est le syndrome Gare de Saint-Denis. »

Le Journal de Saint-Denis

Article "Sarkozy en séance de rabâchage"

Télécharger le JSD n°829


mercredi 14 avril

Le Conseil général vote le budget du département pour 2010, "Rendez-nous nos 75 millions", article paru dans le JSD






En adoptant un budget déficitaire, ce que la loi interdit, les conseillers généraux de gauche entendent alerter sur la situation financière difficile, due aux 640 millions d’euros que l’État doit depuis 2004.


« Le renoncement ne fait pas partie de notre vocabulaire. Nous ne serons pas les liquidateurs du service public… » Depuis son fauteuil de président du conseil général de Seine-Saint-Denis, le socialiste Claude Bartolone a pris, jeudi 8 avril, des accents rugueux pour dénoncer « une stratégie de mise à mort des collectivités locales ». La plupart des élus du groupe communiste et citoyen arborent en plus un tee-shirt sur lequel on peut lire : « Sarko étrangle la Seine-Saint-Denis » avec dans le dos la suite du message « et la gauche elle fait quoi ? ». Dans ce décor, la journée consacrée au vote du budget départemental a tenu ses promesses.

Pour la (presque) première fois, le budget adopté par les élus départementaux est en déséquilibre. C’est-à-dire qu’il prévoit 75 millions de dépenses de plus que les recettes. Ce que la loi interdit clairement. Un précédent épisode, en 2005, sous la présidence communiste et avec l’abstention des élus PS, avait vu le conseil voter alors un budget prévoyant une recette (non assurée) de 25 millions d’euros représentant ce que devait alors l’État pour payer la facture du RMI dans le département (un peu plus de 22 millions avaient été par la suite accordés).

Aujourd’hui, l’État doit un total cumulé « de 640 millions depuis 2004 », dit le président Bartolone, « il choisit de rompre avec la solidarité nationale. Les 75 millions n’en sont qu’une partie ».
Du côté de la droite (10 UMP-NC), on ne partage pas cette analyse, Ludovic Toro, le président du groupe préférant réclamer « la démission », tandis que Jacques Chaussat évoque « la posture d’un syndic de faillite » du président. La solidarité gouvernementale s’exprime comme elle peut. Conséquence logique, leur vote est négatif.

Celui des (17) socialistes est positif. Les (13) élus communistes, eux, finissent par choisir l’abstention, après avoir rappelé leur paternité de cette proposition de budget en déséquilibre. Mais ils regrettent que les 75 millions « ne soient pas fléchés », c’est-à-dire affectés point par point à des dépenses précises. Néanmoins, les quelques interruptions de séance ont débouché sur plusieurs accords, et en fin de journée, il apparaît que les subventions au Salon du livre de jeunesse de Montreuil seront reconduites, ce qui était incertain. Quant aux centres d’information et d’orientation (CIO), ils seront encore subventionnés cette année.

Néanmoins, les finances des collectivités sont de plus en plus serrées. La fiscalité a ses limites, et les 6% d’augmentation décidés par le conseil général cette année, qui s’ajoutent aux 7% de l’an dernier, ne suffisent pas. Conséquence parmi d’autres, les aides au mouvement sportif en prennent un coup. Les équipes qui évoluent au niveau national risquent pour la plupart de voir leurs aides départementales revues à la baisse.

« Nous avons voté un budget de révolte », ont dit les conseillers de gauche. Ajoutant : « Nous avons deux mois pour lancer une vaste mobilisation populaire afin d’obtenir le remboursement de ce l’État nous doit. » Avant tout risque de décision gouvernementale de mise du département sous tutelle préfectorale. Ce que le président Bartolone « ne croit pas un seul instant ».

Compte rendu : Gérald Rossi

Mathieu Hanotin (groups PS et alternative citoyenne)
« Il faut de la cohérence »

« Nous avons décidé de voter un budget non pas en déséquilibre, mais un budget que certains peuvent dire insincère. Il prend en compte 75 millions de recettes provenant de l’État, qui ne sont pas programmées par lui mais qui nous sont dues. C’est clairement une alerte. » Mathieu Hanotin précise qu’il « faut de la cohérence. Ce n’est pas sur le social que l’on doit faire des économies, alors que le refus de l’État de remplir ses obligations nous conduit à des choix cornéliens. Accepter cette situation nous conduirait à ne plus pouvoir financer certaines actions ». « Aujourd’hui, la loi nous impose par exemple de gérer l’aide sociale, notamment le RSA, c’est une question de solidarité nationale, mais le financement d’État n’étant pas au niveau des besoins, ce sont les impôts des Séquano-dionysiens qui y contribuent, et c’est injuste. »


A retrouver également sur le site du Journal de Saint-Denis et en page 3 du n°827

vendredi 19 mars

Réaction sur les résultats du 1er tour des élections parue dans le Journal de Saint-Denis






mercredi 10 mars

Article du JSD sur la venue de Claude Bartolone à Saint-Denis pour la campagne des régionales

A retrouvez dans le Journal de Saint-Denis N°822 du 10 mars

le Journal de Saint-Denis en ligne

jeudi 19 novembre

Article du Journal de Saint-Denis sur l'inauguration du collège Fabien



Du monde, il y en a un peu ce 12 novembre peu avant 17 h. Mais les personnels et les quelques parents qui se regroupent devant la grille du collège Fabien ne sont pas là pour emboîter les pas du président du conseil général venu inaugurer l’établissement. Ils dénoncent au contraire « une mise en scène » selon l’expression d’un prof d’histoire en poste dans le collège depuis quinze ans. Le tract distribué, non signé, appelle au boycott « d’une mascarade » inaugurale et dénonce pêle-mêle « les travaux d’une qualité déplorable », « les entreprises non qualifiées et les matériaux au rabais », « les portes coupe-feu déjà hors service », « la salle des sports mal conçue », « la cour qui se transforme en piscine », « des fuites importantes avec des risques de courts-circuits dans certaines salles » et, au final d’une longue énumération, « un collège dégradé avant même d’être achevé ». Ambiance, donc, à l’extérieur.

À l’intérieur, le climat est tout autre. Les élèves sont près pour l’événement. Ceux du Segpa bâtiment manient la truelle et le béton en démonstration, des collégiens passent en revue et au micro la biographie du colonel Fabien, résistant communiste qui exécuta le premier officier allemand en 1941 et qui donne son nom au lieu. La plaque inaugurale est dévoilée, la visite fléchée peut commencer. L’ambiance se détend. Le voyage le long des couloirs aux tons pastel (rose, jaune pâle, blanc) mène des salles de classes au CDI et s’achève là où commencent les discours.

« Les conditions se sont nettement améliorées »

Le principal, premier à intervenir, décrit non sans humour la période des travaux commencés en novembre 2006 « dans le bruit et la poussière » avec des déménagements incessants. L’évocation de ces « cicatrices » ne l’empêche pas de louer « la nouvelle page du collège et aussi du quartier » et la qualité du travail architectural réalisé. Le maire Didier Paillard dit ne pas comprendre l’attitude de ceux qui ont choisi de bouder l’inauguration. Il constate, après cette visite et pour connaître l’avant et l’après de « cet établissement historique ouvert il y a quarante ans, que les conditions de l’enseignement se sont nettement améliorées ».

Daniel Auverlot, inspecteur d’académie, salue le nouvel espace créé par l’architecte qui a su casser la « construction toute en longueur » en vogue dans les années 70. Et Claude Bartolone, « heureux de la première marche franchie » malgré les « quelques désordres » qui restent à régler, rappelle que 13 millions d’euros ont été consacrés à la rénovation de Fabien. « Nous réussirons à faire de ce bâtiment un exemple à l’image de l’homme historique qui porte son nom », avertit le président du conseil général qui martèle à plusieurs reprises sa volonté d’offrir « aux enfants de Saint-Denis, quels qu’ils soient, les chances de la réussite scolaire ».

« Maintenant c’est très bien »

La nuit est tombée, les élèves de 3e de l’an passé qui se sont bien comportés au brevet reçoivent leurs diplômes en présence de nombreux parents et d’élus de la majorité municipale. Dehors, les militants anti-inauguration sont partis. Les élèves présents et qui veulent bien s’exprimer ne perçoivent pas les choses comme eux. À l’instar d’un petit nouveau, en classe de 6e, qui a vu les photos d’avant la rénovation, quand « c’était pas très beau, alors que maintenant c’est très bien ».

Dominique Sanchez


lundi 14 septembre

Article du Journal de Saint-Denis sur les travaux d'été dans les collèges

jeudi 8 janvier

Portait de Sibeth Ndiaye, camarade dyonisienne, investie dans les instances nationales du PS

Journal de Saint-Denis
Sibeth Ndiaye

Lien de l'article sur le site du JSD

mercredi 8 octobre

"Construire un parti de gauche de gouvernement" Interview parue dans le Journal de Saint-Denis

Le conseiller général de la Plaine, vice-président de l’exécutif départemental, est dans le 93 le chef de file de la motion présentée par Benoît Hamon au plan national. Entretien.

Le JSD : Vos aînés, Bruno Le Roux, député, et Claude Bartolone, président du conseil général, sont signataires de la motion Delanoë/Hollande pour le premier cité et Aubry/Fabius pour le second. Vous, vous portez le texte Hamon/Emmanuelli. Pourquoi ?

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