
A cette occasion, les élus du groupe communiste ont présenté, une nouvelle fois, des amendements visant à augmenter de 29 millions d’euros les dépenses de fonctionnement du budget départemental.
Vous trouverez ci-dessous mon intervention rappelant que face à l’urgence, nous devons privilégier l’investissement.
Monsieur le Président, Mes chers collègues,
Je voulais commencer mon intervention en vous faisant part de ma déception sur la tournure que prend ce débat aujourd’hui. Je m’adresserai particulièrement à nos partenaires de la majorité.
Nous sommes aujourd’hui complètement à côté de la plaque. Nous sommes en train de refaire le débat d’orientation budgétaire que nous avons eu lors de la séance du 8 avril dernier.
Vous avez fait le choix de remettre aujourd’hui en avant ces amendements qui sont quasiment identiques à ceux que vous aviez défendus lors de la dernière séance et sur lesquels nous avions déjà eu l’occasion d’échanger, de débattre, d’argumenter et y compris de voter.
J’attends qu’Hervé Bramy me dise qu’il n’y a pas d’électoralisme dans tout cela. Si ce n’est pas par électoralisme, quel est l’intérêt de reprendre, à peine deux mois après, les mêmes débats qui vont aboutir au même résultat.
Aujourd’hui, dans le contexte dans lequel nous sommes, de combat avec le gouvernement, avec la réunion des présidents des conseils généraux qui a eu lieu il y a deux jours, plus que jamais l’heure est à l’union et à l’unité dans la bataille. C’est ce que nous sommes en train de manquer.
Je vous le dis, mes chers camarades et amis de la majorité, il n’est pas trop tard. Je pense qu’il faut se reprendre. Plus que jamais, c’est cette union et cette unité dont nous avons besoin pour faire plier le gouvernement.
Sinon, nos amis journalistes et amis de l’opposition ne retiendront de cette séance que les divergences au sein de la majorité.
Jusque là, ça a été malheureusement le sens donné à toutes vos interventions.
Les interventions du groupe communiste n’ont pas attaqué le gouvernement, mais le budget départemental, à l’exception notable de celle de Pierre Laporte.
Quel aurait dû être le débat ? Il aurait dû porter sur la question du périmètre des services publics, sur la question des recettes de l’Etat à l’heure où le gouvernement n’arrête pas d’en supprimer, où il organise le déficit de l’Etat et des collectivités locales, de la sécurité sociale, pour mieux justifier ses coupes. C’est ce qui se passe aujourd’hui.
Avez-vous vraiment l’impression que c’est le débat que nous avons eu ? Je n’ai pas cette impression.








