Blog de Mathieu Hanotin

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Tag - intervention en scéance

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mardi 27 juillet

Intervention en séance budgétaire : « face à l’urgence, notre priorité est l’investissement »




Le vendredi 25 juin dernier se tenait la séance du Conseil général où suite à l'avis de la Chambre régionale des comptes, nous avons confirmé notre "budget de révolte".
A cette occasion, les élus du groupe communiste ont présenté, une nouvelle fois, des amendements visant à augmenter de 29 millions d’euros les dépenses de fonctionnement du budget départemental.

Vous trouverez ci-dessous mon intervention rappelant que face à l’urgence, nous devons privilégier l’investissement.



Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Je voulais commencer mon intervention en vous faisant part de ma déception sur la tournure que prend ce débat aujourd’hui. Je m’adresserai particulièrement à nos partenaires de la majorité.

Nous sommes aujourd’hui complètement à côté de la plaque. Nous sommes en train de refaire le débat d’orientation budgétaire que nous avons eu lors de la séance du 8 avril dernier.

Vous avez fait le choix de remettre aujourd’hui en avant ces amendements qui sont quasiment identiques à ceux que vous aviez défendus lors de la dernière séance et sur lesquels nous avions déjà eu l’occasion d’échanger, de débattre, d’argumenter et y compris de voter.

J’attends qu’Hervé Bramy me dise qu’il n’y a pas d’électoralisme dans tout cela. Si ce n’est pas par électoralisme, quel est l’intérêt de reprendre, à peine deux mois après, les mêmes débats qui vont aboutir au même résultat.

Aujourd’hui, dans le contexte dans lequel nous sommes, de combat avec le gouvernement, avec la réunion des présidents des conseils généraux qui a eu lieu il y a deux jours, plus que jamais l’heure est à l’union et à l’unité dans la bataille. C’est ce que nous sommes en train de manquer.

Je vous le dis, mes chers camarades et amis de la majorité, il n’est pas trop tard. Je pense qu’il faut se reprendre. Plus que jamais, c’est cette union et cette unité dont nous avons besoin pour faire plier le gouvernement.
Sinon, nos amis journalistes et amis de l’opposition ne retiendront de cette séance que les divergences au sein de la majorité.
Jusque là, ça a été malheureusement le sens donné à toutes vos interventions.

Les interventions du groupe communiste n’ont pas attaqué le  gouvernement, mais le budget départemental, à l’exception notable de celle de Pierre Laporte.

Quel aurait dû être le débat ? Il aurait dû porter sur la question du périmètre des services publics, sur la question des recettes de l’Etat à l’heure où le gouvernement n’arrête pas d’en supprimer, où il organise le déficit de l’Etat et des collectivités locales, de la sécurité sociale, pour mieux justifier ses coupes. C’est ce qui se passe aujourd’hui.

Avez-vous vraiment l’impression que c’est le débat que nous avons eu ? Je n’ai pas cette impression.

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jeudi 11 février

Intervention en séance lors du débat sur les orientations budgétaires du Conseil Général



Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Avant de répondre aux questions soulevées par mes collègues, je souhaitais m'adresser à vous avec une certaine gravité concernant les conséquences des orientations budgétaires en matière d'éducation.

Le mouvement social en faveur de l'éducation, auquel je souhaite avec cette intervention apporter tout mon soutien, est le reflet d'un malaise profond au sein de la communauté éducative.

Depuis le discours d'investiture de Claude Bartolone, l'éducation a été notre priorité et je pense pouvoir dire que ce choix était relativement consensuel.

Nous avions collectivement senti la nécessité, l'urgence à investir en faveur de la réussite de tous les jeunes de notre département. L'actualité de ces dernières semaines nous renvoie cruellement à cette nécessité.

Aujourd'hui ce choix est menacé ! Je ne reviendrai pas sur l'ensemble de nos politiques éducatives, vous l'avez fait Monsieur le Président, je souhaitais juste revenir sur la question centrale de la sécurité.

Vous pouvez le constater chaque jour dans les collèges de vos cantons. Le climat au sein de nos établissements se dégrade et les problèmes de sécurité se multiplient.

Qu'avons nous fait dans ce cadre ? Pour prendre en compte cette urgence nous avons signé un protocole de sécurisation des collèges le 15 septembre 2008 avec la Préfecture et l’Inspection Académique.

En deux ans le Conseil général a investi près de 3 millions d'euros uniquement sur les travaux de sécurisation et de prévention situationnelle.

 Cet engagement a apporté des résultats positifs, comme au collège Jean Moulin d’Aubervilliers, mais nous avons toujours dit que la prévention situationnelle n’était pas suffisante.

 Mais que fait l'Etat dans le cadre du protocole de sécurité ? Des diagnostics de sécurité ? Ils sont faits dans 80% des collèges depuis un an. Que fait l'Etat quand un incendie a lieu au collège Descartes de Tremblay ? Il envoie sa réponse magique : l'Equipe Mobile de Sécurité. On parle ici d'une quinzaine de personne pour tous les établissements du secondaire, collège et lycée, soit je le rappelle près de 200 établissements. Je ne veux pas ici remettre en cause le travail de cette équipe qui peut ponctuellement avoir une action positive. Mais que se passe-t-il deux jours plus tard, une jeune fille se fait tabasser alors que l'EMS est dans l’établissement.

La réponse uniquement sécuritaire n'est pas la solution. Nous voyons bien qu’elle a toujours un temps de retard. Et avant de se demander quelles réponses, il parait nécessaire de commencer par quelles politiques cesser ?

Le choix du gouvernement de baisser le nombre de personnels dans l’Education Nationale en fait partie. Pour exemple, en 2005, plus de 400 postes de CPE étaient ouverts au concours. En 2009, ce n’est plus que 250, soit une baisse de 40 % sur une catégorie de personnel qui a notamment en charge les questions de vie scolaire et la prévention du décrochage.

Ensuite, il est nécessaire d’investir dans l’éducation. Investir par exemple sur la question de l’orientation. Cela tombe bien c'est une compétence de l'Etat pour laquelle il y a unanimité des acteurs sur son rôle majeur. En Seine-Saint-Denis, c'est le budget du Département qui finance la moitié des CIO. Lorsque le président Bartolone écrit à l'ancien ministre Darcos, la réponse est simple : Oui le ministre reconnait que cela rentre dans le champ de ses compétences, oui le ministre reconnait l'utilité de ces outils, mais quand il s'agit de les prendre en charge financièrement, évidemment la réponse est un Non accompagné de menaces à peine voilées sur le fait que si le département arrêtait de les financer il aurait à en assumer la fermeture ! Le coût du financement des CIO représente 500 000 euros dans le budget départemental.

Investir, comme l'impulse le Conseil Général en faveur d'une réelle politique de lutte contre le décrochage scolaire, et notamment en faveur des exclus.

En premier à défaut de faire soi même, il faudrait déjà que l’Etat n’empêche pas les collectivités d'investir, collectivités dont je rappelle que depuis 1995 la part d'investissement dans les dépenses d'Education de la Nation est passée de 14 à 23%.

Nous voulons continuer à investir, à faire de la sécurité et la sérénité de nos établissements une priorité budgétaire, aujourd'hui ces actions sont menacées, exigeons ensemble de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités.

mercredi 1 avril

Le budget 2009 du conseil général pour les collèges de la Seine-Saint-Denis

Vous trouverez ci-dessous mon durant la séance plénière du Conseil Général du jeudi 12 mars qui présente le budget 2009 pour les collèges de la Seine-Saint-Denis

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Chers collègues,

Je tiens à le rappeler ici, comme cela a été dit à plusieurs reprises, mais le budget que nous nous apprêtons à voter au titre de l’exercice 2009, intervient dans un contexte particulier. Contexte de crise économique et financière qui accroît les difficultés déjà existantes sur notre territoire, contexte de désengagement de l’Etat qui contraint le Département à aller au-delà de ses compétences propres, sans avoir ni les moyens ni les compétences de l’Etat pour prétendre garantir le service public d’éducation et enfin contexte financier délicat pour notre collectivité qui réduit considérablement nos marges de manœuvre. Malgré ces difficultés le choix que nous faisons est clair : tout faire pour offrir aux jeunes de ce Département les meilleures conditions d’études.

Cette volonté de faire de l’éducation une priorité n’est pas un slogan, un discours, comme certains savent le faire : d’un côté on prône l’égalité des chances, on se revendique de l’école publique, et de l’autre on supprime des postes par milliers et on sanctuarise l’école à deux vitesses ! Non, en Seine-Saint-Denis, dire que l’éducation est une priorité c’est mettre les moyens pour agir au quotidien et répondre au mieux à l’objectif qui est le nôtre : la réussite de tous !

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vendredi 13 juin

Intervention en séance: débat sur le "grand Paris", le Campus Condorcet exemple de coopération

Mes chers collègues,

La première question que nous devons nous poser, est : quel est l’enjeu de ce débat ? A mon avis, nous pouvons concevoir le débat sous deux angles principaux. Cela a été évoqué tout à l’heure.

Il y a évidemment : quel territoire, pour quel développement du territoire et quel développement pour la population dudit territoire.

L’autre manière de voir cette situation et je ne veux ici faire le procès de personne, est : quelles structures pour ce territoire ?

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