Météo France a déclenché jeudi 8 juillet son niveau d’alerte orange relatif à la canicule. Conformément à ses engagements en matière de télé-assistance, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis a immédiatement fait diffuser à des milliers de personnes âgées un message d’information indiquant les dispositifs prévus.
Cette procédure constitue un exemple des nombreuses actions engagées par le Conseil général pour accompagner les personnes isolées pendant l’été, au moment des grosses chaleurs notamment.
Outre la télé-assistance, le Conseil général s’implique également dans le repérage des personnes dépendantes et favorise la prévention en direction des personnes âgées par l’envoi d’un courrier d’information au mois de juin à tous les bénéficiaires de prestations départementales.
De plus, le Conseil général s’est engagé dans l’équipement des établissements d’accueil (EHPAD). Ainsi, tous les EHPAD disposent aujourd’hui d’espaces rafraîchis et sont autorisés à recruter des personnels supplémentaires en cas de crise.
Cette année, le département a également signé une convention avec l’association des Petits Frères des Pauvres pour constituer un réseau de bénévoles se rendant au domicile des personnes isolées.
Comment agir ou venir en aide aux personnes âgées ou dépendantes pendant l’été ?
Il est important que les personnes âgées et handicapées ne restent pas isolées. Chaque commune a mis en place un recensement des populations à risque, susceptibles de souffrir des fortes chaleurs estivales. Si vous n’avez pas encore été contacté par votre mairie, vous pouvez vous faire connaître auprès des associations et des professionnels de proximité (médecins, pharmaciens, Police…).
Contactez votre médecin traitant pour adapter les traitements, particulièrement les médicaments à visée cardiaque, diurétique et psychiatrique.
Au moindre problème, n’hésitez pas à appeler le médecin traitant et, s’il n’est pas joignable, vous pouvez contacter le 15, même pour un simple conseil.
Pour plus d’information appeler le 0 800 06 66 66 qui vous informe du lundi au samedi de 8h à 20h (appel gratuit). En savoir plus sur le Plan canicule national
Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a voté un « budget de
révolte » le jeudi 8 avril. Il s’agit de faire prendre conscience à
l’Etat qu’il doit tenir ses engagements vis-à-vis des habitantes et des
habitants de la Seine-Saint-Denis.
Jeudi 8
avril se tenait la séance du Conseil général où nous devions nous prononcer sur
le budget 2010 du Département. L’exécutif départemental présidé par Claude
Bartolone a souhaité voté un budget de révolte en inscrivant les 75 millions
d’euros de recettes minimales que l’Etat nous doit pour la seule année 2010.
Vous le
savez, les habitants des territoires populaires comme la Seine-Saint-Denis sont
les premières victimes de la crise économique, ainsi dès le début, la majorité
de gauche du Conseil général a voulu faire du Département un bouclier social et
préparer l’avenir. Un bouclier social, en renforçant nos politiques en faveur
de la solidarité pour répondre plus que jamais aux besoins des habitants du
département. Et préparer l’avenir, en soutenant l’investissement du Conseil
général pour développer les services publics locaux et notamment nos
engagements en direction des collèges et des jeunes.
Alors que
nous devrions trouver en l’Etat un partenaire, ses transferts de compétences
(RSA, APA, routes nationales…) pèsent chaque année un peu plus dans le budget
départemental. Plus grave, cette situation s’amplifie avec les réformes
des collectivités locales et de la taxe professionnelle, entreprises par le gouvernement
de droite.
Nous avons
dénoncé cette situation depuis plusieurs mois et mis en évidence ses
conséquences concrètes pour l’avenir des services publics locaux et de nos
politiques non-obligatoires comme la culture, le sport ou le développement
économique. Mais le gouvernement de droite a choisi de rester sourd aux
attentes et besoins d’un département populaire comme le notre.
Pourtant,
si la Seine-Saint-Denis est l’un des premiers département touché, ce sont dès aujourd’hui
une trentaine de départements (dirigés par la gauche ou la droite) qui
rencontrent d’importantes difficultés et demain la quasi-totalité des
départements qui ne pourront plus fonctionner si le gouvernement s’entête dans
sa politique.
Vous
l’aurez compris nous n’avions d’autre choix que de mettre le gouvernement de
droite face à ses responsabilités. La balle est désormais dans son camp et nous
attendons sa réaction. Mais nous sommes déterminés à mener ce combat jusque au
bout car c’est bel et bien l’avenir des habitants de Seine-Saint-Denis qui est
en péril.
Avant de
répondre aux questions soulevées par mes collègues, je souhaitais m'adresser à
vous avec une certaine gravité concernant les conséquences des orientations
budgétaires en matière d'éducation.
Le
mouvement social en faveur de l'éducation, auquel je souhaite avec cette
intervention apporter tout mon soutien, est le reflet d'un malaise profond au sein de la
communauté éducative.
Depuis le
discours d'investiture de Claude Bartolone, l'éducation a été notre priorité et je pense pouvoir
dire que ce choix était relativement consensuel.
Nous avions
collectivement senti la nécessité, l'urgence
à investir en faveur de la réussite de tous les jeunes de notre
département. L'actualité de ces dernières semaines nous renvoie cruellement à
cette nécessité.
Aujourd'hui
ce choix est menacé ! Je ne reviendrai pas sur l'ensemble de nos politiques
éducatives, vous l'avez fait Monsieur le Président, je souhaitais juste revenir
sur la question centrale de la sécurité.
Vous pouvez
le constater chaque jour dans les collèges de vos cantons. Le climat au sein de
nos établissements se dégrade et les problèmes de sécurité se multiplient.
Qu'avons
nous fait dans ce cadre ? Pour prendre en compte cette urgence nous avons signé
un protocole de sécurisation des collèges le 15 septembre 2008 avec la
Préfecture et l’Inspection Académique.
En
deux ans le Conseil général a investi près de 3 millions d'euros uniquement sur
les travaux de sécurisation et de prévention situationnelle.
Cet
engagement a apporté des résultats positifs, comme au collège Jean Moulin
d’Aubervilliers, mais nous avons toujours dit que la prévention situationnelle
n’était pas suffisante.
Mais que
fait l'Etat dans le cadre du protocole de sécurité ? Des diagnostics de
sécurité ? Ils sont faits dans 80% des collèges depuis un an. Que fait l'Etat
quand un incendie a lieu au collège Descartes de Tremblay ? Il envoie sa
réponse magique : l'Equipe Mobile de Sécurité. On parle ici d'une
quinzaine de personne pour tous les établissements du secondaire, collège et
lycée, soit je le rappelle près de 200 établissements. Je ne veux pas ici
remettre en cause le travail de cette équipe qui peut ponctuellement avoir une
action positive. Mais que se passe-t-il deux jours plus tard, une jeune fille
se fait tabasser alors que l'EMS est dans l’établissement.
La
réponse uniquement sécuritaire n'est pas la solution. Nous voyons bien qu’elle a
toujours un temps de retard. Et avant de se demander quelles réponses, il
parait nécessaire de commencer par quelles politiques cesser ?
Le choix du
gouvernement de baisser le nombre de personnels dans l’Education Nationale en
fait partie. Pour exemple, en 2005, plus de 400 postes de CPE étaient ouverts
au concours. En 2009, ce n’est plus que 250, soit une baisse de 40 % sur une
catégorie de personnel qui a notamment en charge les questions de vie scolaire
et la prévention du décrochage.
Ensuite, il est nécessaire d’investir dans l’éducation.
Investir par exemple sur la question de l’orientation. Cela tombe bien c'est
une compétence de l'Etat pour laquelle il y a unanimité des acteurs sur son
rôle majeur. En Seine-Saint-Denis, c'est le budget du Département qui finance
la moitié des CIO. Lorsque le président Bartolone écrit à l'ancien ministre
Darcos, la réponse est simple : Oui le ministre reconnait que cela rentre
dans le champ de ses compétences, oui le ministre reconnait l'utilité de ces
outils, mais quand il s'agit de les prendre en charge financièrement,
évidemment la réponse est un Non accompagné de menaces à peine voilées sur le
fait que si le département arrêtait de les financer il aurait à en assumer la
fermeture ! Le coût du financement des CIO représente 500 000 euros
dans le budget départemental.
Investir,
comme l'impulse le Conseil Général en faveur d'une réelle politique de lutte
contre le décrochage scolaire, et notamment en faveur des exclus.
En premier
à défaut de faire soi même, il faudrait déjà que l’Etat n’empêche pas les
collectivités d'investir, collectivités dont je rappelle que depuis 1995 la
part d'investissement dans les dépenses d'Education de la Nation est passée de
14 à 23%.
Nous
voulons continuer à investir, à faire de la sécurité et la sérénité de nos
établissements une priorité budgétaire, aujourd'hui ces actions sont menacées,
exigeons ensemble de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités.
Après avoir rencontré les acteurs culturels de Seine-Saint-Denis, le Conseil général réunit les acteurs sportifs pour les sensibiliser aux conséquences de la réformes territoriale.
Par le double effet de la suppression de la compétence générale des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle, demain l'ensemble du soutien du Conseil général au mouvement sportif est menacé.
Comme avec les acteurs de la culture avec lesquels nous nous mobilisons, nous avons souhaité réunir les acteurs sportifs pour entamer une mobilisation afin d'assurer le développement du sport en Seine-Saint-Denis.
Rencontre des acteurs sportifs du Département :
Jeudi 4 février 2010 à 19 heures
Salle des séances – Hôtel du Département - Bobigny
Le Conseil général a lancé une mobilisation contre les réformes du gouvernement qui mettent en danger l'existence des politiques culturelles sur les territoires.
L’art et la culture sont au cœur de la vie sociale de notre
pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son
rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs,
la culture est menacée par la remise en cause des principes et des
moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique
et de l’action culturelle.
Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres.
Le poids insurmontable des transferts de charges non compensés, la
réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales,
organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des
collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation
et au bien vivre ensemble.
Nous refusons d’abdiquer, tant sur le terrain des principes que sur celui de l’engagement politique.
La compétence culturelle n’est certes ni automatique ni strictement
obligatoire au plan du droit. Mais, au plan de l’intérêt public de la
Seine-Saint-Denis, de ses villes tout comme de l’ensemble du territoire
national, il en est tout autrement !
Les économies de ces secteurs sont fragiles et reposent sur de
multiples financements croisés. La menace qui pèse sur les
collectivités est aussi une atteinte profonde au tissu local, à la
dynamique d’innovation et d’émancipation citoyenne.
A très court terme, ce sont des pans entiers d’activités qui sont
menacés à l’échelon des départements pour des projets culturels qui se
structurent à tous les niveaux de collectivités territoriales. A moyen
terme, de nombreuses communes ne pourront échapper au même schéma qui
s’annonce destructeur socialement et économiquement, à l’heure où l’on
nous vante par ailleurs la nécessité d’un plan de relance massif.
► Parce que nous pensons que les politiques publiques de la culture
sont le fruit d’une concertation et d’un échange permanents entre les
artistes et les pouvoirs publics
► Parce que nous refusons le démantèlement en cours, la disparition
d’aventures artistiques et culturelles et la suppression des très
nombreux emplois associés à cette casse organisée
► Parce que nous pensons que la chose publique de la culture doit être universellement partagée et reconnue
► Parce que nous pensons que l’avenir de l’action publique locale
risque de se dissoudre dans cette remise en cause brutale, accentuant
davantage les injustices territoriales et culturelles connues par notre
pays.
Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus,
refusons la remise en cause profonde de la politique culturelle
française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous
n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public
de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires
de la qualité de leur maillage artistique et culturel.
La crise de valeurs est profonde, elle est assumée par un gouvernement
qui en multipliant les pseudo-réformes, détricote de manière minutieuse
le maillage culturel français et remet en cause les fondements d’une
politique de référence.
Les attaques engagées sont durables :
► Depuis plusieurs années : la refonte de l’intermittence précarise les
artistes et l’érosion des financements publics d’Etat porte atteinte à
l’action publique culturelle
► Aujourd’hui : la mise en œuvre de la révision générale des politiques
publiques commence à produire ses effets, en particulier dans les
musées et l'étranglement financier frappe au cœur de leurs politiques
les collectivités territoriales
► Demain, les mêmes collectivités risquent de ne plus avoir ni le droit
ni les moyens de conduire des politiques culturelles en raison de la
suppression de la clause générale des compétences.
Artistes, auteurs, acteurs culturels, citoyens, élus, la mobilisation de tous est essentielle face à cette situation d’alerte.
L’art et la culture sont en danger dans notre pays. Ici de
Seine-Saint-Denis nous lançons cet appel national et refusons l’abandon
de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le
gouvernement sous couvert de modernisation des politiques
territoriales.
Claude Bartolone, Président du Conseil général et Député de la
Seine-Saint-Denis, Claire Brisset et Dominique Versini, respectivement ancienne
et actuelle défenseure des enfants, lancent un appel commun contre la
suppression du poste de Défenseur des enfants.
Partout en France et dans le monde, le 20e anniversaire de la
Convention Internationale des Droits de l’Enfant est célébré. Et pourtant, le
gouvernement menace de supprimer l’institution du Défenseur des enfants qui
incarne le respect et la promotion dans notre pays de ce texte
fondamental.
Cette institution créée en 2000, représentée successivement
par Claire BRISSET puis par Dominique VERSINI, est intervenue comme un médiateur
pour plus de 20.000 enfants dont les droits n’étaient pas respectés ou reconnus.
Véritable force de proposition, elle s’est imposée comme un acteur essentiel,
garant de la promotion des droits de l’enfant.
Un simple Médiateur des
droits beaucoup plus généraliste absorbera dorénavant ses missions, ainsi que
celles du Médiateur de la République et de la Commission Nationale de
Déontologie de la Sécurité (CNDS). Une fois de plus, l’Etat se désengage et
renonce à garantir la protection de tous les enfants en vertu de soi-disant
économies.
Les enfants, les jeunes, sont des atouts majeurs pour la Seine-Saint-Denis. Et qui mieux que l’École publique peut leur donner les moyens de réussir, de s’épanouir, de se construire un avenir ? Or l’École que défend le Conseil général est celle qui permet de rompre avec la reproduction sociale, celle qui transmet les savoirs, forme les esprits et les corps, donne accès à la culture et à l’ouverture sur le monde, celle qui qualifie durablement la jeunesse, cette école-là est en danger.
Suppressions de postes, violences, mal-être des élèves et des enseignants, inégalités, manque de moyens… La situation du service public d’éducation est inquiétante et des réponses doivent être apportées.
Le collège particulièrement, sur lequel le Département à des compétences directes, semble être le réceptacle des difficultés et fragilités du système scolaire. L’enjeu d’en faire le lieu de la consolidation d’un projet de réussite pour tous est loin d’être acquis. La crise qu’il traverse interroge tout le dispositif éducatif.
Par l’organisation de ces premières rencontres des acteurs de l’Éducation, nous avons souhaité avec Claude Bartolone, Président du Conseil général, réunir celles et ceux qui, quotidiennement, s’impliquent, se mobilisent, travaillent pour défendre le service public d’éducation.