
Le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a voté un « budget de révolte » le jeudi 8 avril. Il s’agit de faire prendre conscience à l’Etat qu’il doit tenir ses engagements vis-à-vis des habitantes et des habitants de la Seine-Saint-Denis.
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samedi 19 juin
Par Mathieu Hanotin le samedi 19 juin, 22:28 - Le Conseil Général en action

Par Mathieu Hanotin le samedi 19 juin, 00:31 - Lutte contre les discriminations et citoyenneté
Vous trouverez ci-dessous le discours que j'ai prononcé lors de la remise des prix aux lauréats départementaux du concours national de la Résistance et de la Déportation.
mercredi 16 juin
Par Mathieu Hanotin le mercredi 16 juin, 19:01 - Dans la presse
Vous trouverez ci-dessous ma réaction, transmise aux médias, à l'occasion de l'examen ce jour à l'Assemblée Nationale de la proposition de loi de l'UMP sur la suspension automatique des allocations familiales en cas d'absentéisme prolongé.
mercredi 9 juin
Par Mathieu Hanotin le mercredi 9 juin, 17:04 - Education
Vous trouverez ci-dessous mon courrier aux parents d'élèves, suite à la polémique lancée par Michel Hervieu, Président de la FCPE 93, sur la suspension du coupon ordinateur par le Conseil Général.
Cette décision intervient dans un contexte financier difficile où l'Etat nous doit 640 millions liés aux transferts de compétences et qu'il menace les services publics locaux par sa réforme territoriale.
Malgré ce contexte difficile et les incertitudes qui pèsent sur nous, j'ai tenu à faire la démonstration que l'Education reste notre priorité.
jeudi 3 juin
Par Mathieu Hanotin le jeudi 3 juin, 01:45 - Politique nationale

Pour aller plus loin
La pétition Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites
Une vraie retraite à 60 ans c'est possible, Gérard Filoche & Jean-Jacques Chavigné, Ed. Jean-Claude Gawsewitch, 18.90€ dans toutes les bonnes librairies
Les propositions du PS pour la retraite à 60 ans
jeudi 27 mai
Par Mathieu Hanotin le jeudi 27 mai, 23:34



dimanche 23 mai
Par Mathieu Hanotin le dimanche 23 mai, 23:20 - Lutte contre les discriminations et citoyenneté

Le Comité Marche pour le 23 mai 1998 (CM98) organisait ce jour à Saint-Denis, la 12ème commémoration en mémoire des victimes de l'esclavage colonial. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis soutien cette manifestation qui au-delà de la nécessaire mémoire aux victimes de l'esclavage est également un moment de lutte contre le racisme.
La journée s'est achevée par une fête de la fraternité lanmèkannfènèg (lanmé l'océan, kan canne à sucre, fè les fers des chaînes, nèg nègres) au cours de laquelle je suis intervenu au nom du Département. Vous trouverez ci-dessous mon intervention:
Mesdames et messieurs, commémorer c’est refuser d’oublier.
Dans notre histoire commune, l’esclavage est une tragédie humaine, une blessure, un crime contre nous-même. Parce qu’il fut à l’échelle d’un continent entier et pendant des siècles, le fruit de la négation de l’Homme par l’Homme, la réduction de l’Homme à l’état d’animal.
Comment oublier la déportation et l’asservissement de millions d’hommes et de femmes? Comment taire leur entassement dans des cales, leur exploitation jusqu’à la mort? Comment nier qu’ils ont été troqués comme des animaux?
Nous avons un devoir de mémoire collective qu’il nous appartient de cultiver tant pour condamner les crimes perpétrés que pour saluer la victoire des résistants. Parce qu’avant tout, l’histoire de l’esclavage, c’est l’histoire d’une résistance, d’un crime contre l’humanité qui a été vaincu. Cette résistance de l’esclave a marqué de manière indélébile notre histoire puisque ces Hommes « fracassés » se sont battus pour créer une nouvelle société fondée sur la liberté et l’égalité.
Voilà pourquoi, cette journée de commémoration est riche d’enseignements.
Nous retrouver ensemble aujourd’hui, c’est aussi rendre hommage aux victimes de ce passé ignoble qui par leur courage ont permis à d’autres de mener ce combat. Nous avons tous en mémoire des exemples de personnages qui ont marqué l’Histoire : Je pense à Delgrès en Guadeloupe ou à Toussaint Louverture à Saint-Domingue, sans oublier Victor Schoelcher. Tous, en abolitionnistes acharnés, ont permis que les Droits de l’Homme si chers à la République soient appliqués à tous les Hommes dans tous ses territoires.
Nous retrouver ensemble aujourd’hui, c’est rendre à nos ancêtres, vos parents meurtris par la violence et la crainte, leur statut d’Homme.
C’est en cela, que cette journée est importante, elle nous permet de nourrir cette mémoire notamment -comme nous avons pu l’entendre ce soir- à travers cette culture antillaise qui est devenue une « arme miraculeuse » de justice et de dignité pour reprendre les propos d’Aimé Césaire.
Je suis fier que dans notre pays, la République ait été l’outil de l’abolition. Une première fois en 1794 mais annulée en 1802 par Napoléon, puis définitivement par la 2nde République le 27 avril 1848 grâce notamment à l’action de Victor Schoelcher
C’est dans cet esprit qu’en 2001 et par l’engagement de Christiane Taubira que la France inscrit dans la loi, la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité.
Commémorer c’est lutter contre le racisme.
Le travail de mémoire est crucial pour notre pays, car ne nous y trompons pas, aujourd’hui encore, cette tragédie a des échos. L’esclavage a nourri durablement le racisme et a donné corps aux thèses les plus infâmes pour justifier de tels actes inhumains.
Ce sont ces actes non assumés qui nourrissent et qui encouragent la discrimination envers nos jeunes ultra-marins ou issus de l’immigration. Cela est inacceptable.
A l’heure où les discriminations et le racisme minent la France et nient notre identité, le combat pour défendre les valeurs républicaines est plus que jamais d’actualité. C’est notre rôle à tous, et plus particulièrement à nous en tant qu’élus et responsables politiques, de mener ce combat.
C’est ainsi que je dénonce avec la plus grande fermeté les derniers débats sur l’identité nationale qui ont offert, sous couvert de dérapages verbaux, une tribune aux pires propos racistes et xénophobe.
Je n’oublie pas non plus le tristement célèbre discours de Dakar et la liste est malheureusement loin d’être exhaustive.
De telles actions ne font qu’attiser la haine et ne font qu’accroitre le sentiment d’exclusion d’une partie de nos compatriotes.
Cela m’est insupportable !
Je regrette que le chef de l’Etat, M. Nicolas Sarkozy se refuse à comprendre que la diversité est source d’enrichissement et de dynamisme pour notre l’identité.
Commémorer c’est donc bel et bien le premier levier pour lutter contre le racisme. Mais commémorer, c’est aussi enseigner.
Je suis un fervent défenseur de l’enseignement de l’Histoire à l’Ecole. Je dois d’ailleurs vous faire part de mon inquiétude quand à la place de plus en plus faible qui lui est faite dans les nouveaux programmes scolaires.
Lorsque je vous parle d’Histoire, je pense bien entendu à celle écrite par les historiens, et non pas de celle du projet de loi du 23 Février 2005, qui préconisait d’enseigner la colonisation dans ses aspects positifs… Je ne reviendrai pas sur cette idée aussi absurde qu’irresponsable.
Si la colonisation et les indépendances sont enseignées, je regrette que l’histoire de la traite et de l’esclavage fasse figure de parent pauvre en métropole.
Bien souvent l’évocation de cette période de notre histoire ne repose que sur la bonne volonté des enseignants. Pourtant des outils simples pourraient faciliter la diffusion de cette histoire telle que la réalisation d’un kit pédagogique par l’Education Nationale qui pourrait être distribué aux enseignants.
Je suis persuadé qu’il est primordial d’effectuer ce travail auprès des jeunes de notre pays, afin de garantir notre cohésion sociale et défendre nos valeurs républicaines. La littérature, le droit ou la philosophie pourraient faciliter l’échange sur des sujets encore trop douloureux à aborder. Par ailleurs, il nous faudrait des outils innovants tels que des films à projeter dans les salles de cours.
Je me permets un aparté, pour évoquer la polémique dont est victime le cinéaste Rachid Bouchareb. Après le film « Indigènes », c’est au tour du film « Hors-la-loi » de subir les attaques inacceptables. Je ne peux que m’indigner des pressions exercées pour que ce film ne soit pas présenté au festival de Cannes, ni même diffusé sur les chaînes de France Télévisions.
Elles ne font que prouver ce profond malaise français à regarder son histoire les yeux dans les yeux. Cette levée de bouclier nous rappelle ô combien il est important de travailler avec nos enfants, afin qu’enfin notre pays se construise autour des valeurs de notre République et tourne les lourdes pages du passé.
Voilà pourquoi mes chers amis, en ma qualité de Vice-Président du Conseil général en charge de l’éducation, de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations et en accord avec Claude Bartolone, je vous incite à pousser les portes de nos collèges afin d’accompagner les enseignants qui le désirent pour effectuer un travail de réflexion autour de ces thèmes.
Mesdames et Messieurs, la grandeur d’un peuple se mesure à sa capacité d’assumer son histoire. Sachez que nous sommes près de vous, pour que notre pays, nos concitoyens ne se taisent plus et que cette loi du silence soit brisée au profit d’une République lucide, vigilante et solidaire.
Je vous remercie.
jeudi 6 mai
Par Mathieu Hanotin le jeudi 6 mai, 18:49 - Dans la presse

Mais l'intervention contient également un changement majeur, qualifié par un Nicolas Sarkozy à la mine réjouie de «petite révolution dans l'éducation nationale»: la possibilité pour certains chefs d'établissement de recruter eux-mêmes leurs enseignants.
Des établissements plus autonomes
Dès la rentrée 2010, «dans une centaine d'établissements particulièrement exposés à la violence», a annoncé le chef de l'Etat, «le chef d'établissement aura le droit de procéder lui-même au recrutement des professeurs sélectionnés sur profil, sur la base du volontariat». Luc Chatel avait déjà préparé le terrain en annonçant, le 8 avril, la création d'une centaine de «collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite», dits «Clair», dotés d'une plus grande autonomie pour mener leur projet pédagogique et choisir leur équipe. Mais il n'était à l'époque question que du choix par le chef d'établissement de son adjoint voire de son conseiller principal d'éducation. Objectif affiché: stabiliser les équipes éducatives pour éviter le taux de rotation très important des enseignants dans les établissements les plus difficiles où sont de surcroît souvent affectés les enseignants les plus jeunes et les moins expérimentés.
Derrière la lutte contre la violence, c'est surtout l'aboutissement logique de réformes qui redessinent le paysage éducatif depuis quelques années. De la création des projets d'établissements en 2005, à la récente réforme du lycée qui laisse à l'établissement le soin d'organiser un tiers du temps de classes des élèves (au lieu de le fixer au niveau national), en passant par le renforcement du conseil pédagogique, la logique est celle d'une autonomie des collèges et lycées, à travers un chef d'établissement plus puissant, et d'une diversification de l'offre éducative.
L'assouplissement de la carte scolaire instauré en 2007 par Nicolas Sarkozy pour donner le «libre choix» aux familles complète le tableau, au risque de placer les établissements en concurrence. «C'est une logique inégalitaire qui se met en place, un discours assimilant l'école à l'entreprise», a réagi mercredi sur le site du Monde, Frédérique Rollet, secrétaire national du SNES-FSU. Seuls une centaine d'établissements devraient échapper au «mouvement» – le processus d'affectation des enseignants –. Mais le président de la République envisage de l'étendre dès 2011 en cas de réussite.
Des internats pour les plus durs
Pour le reste, Nicolas Sarkozy a précisé le fonctionnement des nouvelles structures annoncées le 20 avril pour recadrer les élèves «qui rendent la vie impossible à leur établissement». Ces internats «de réinsertion scolaire» accueilleront entre 20 et 30 jeunes de 13 à 16 ans pendant un an, avec «une pédagogie qui mettra l'accent sur l'apprentissage de la règle, le respect de l'autorité et le goût de la règle». Condition de recrutement: avoir été exclu au moins une fois par un conseil de discipline. Une dizaine d'internats devraient ouvrir à la rentrée 2010 (dont deux en Seine-Saint-Denis).
Avec un petit problème d'échelle selon Mathieu Hanotin, vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis, en charge des questions d'éducation. «En Seine-Saint-Denis entre 800 et 1000 élèves sont exclus par an, dit-il. Suite à cette exclusion, 30 à 40% d'entre eux décrochent et rentrent dans une logique de polyexclusion. Alors vendre une réponse qui ne va concerner que 300 élèves au niveau national, ce n'est pas à la hauteur de la problématique du décrochage.»
Sans compter le risque, selon lui, de créer des «bombes
dans les établissements» en rassemblant tous les jeunes «à problèmes»
dans ces internats au lieu de rechercher des solutions individualisées dans le
cadre des classes-relais déjà existantes. «On bascule dans une logique de
responsabilité individuelle totale, relève Mathieu Hanotin. Il y a ceux
qui veulent réussir et ceux qui ne veulent pas, et qu'on va sortir de
l'établissement pour ne pas perturber les autres. Mais, face à un phénomène
aussi massif que le décrochage scolaire, la vraie question serait de
s'interroger aussi sur la responsabilité de la société.
Des policiers référents dans 53 établissements
Reçus mardi par Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, et Luc Chatel, ministre de l'éducation, 53 chefs d'établissements parmi «les plus exposés aux phénomènes d'intrusions et de violences aux abords» se sont vu «proposer» la création d'un bureau destiné à un gendarme ou policier référent «qui tiendra des permanences plusieurs fois par semaine au sein même de l'établissement». A charge pour eux de se justifier par écrit s'ils refusent cette «proposition», a prévenu Nicolas Sarkozy mercredi. Ce dispositif a été généralisé dans les collèges des Hauts-de-Seine où Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général, l'avait testé dès 2006.
«Totalement à côté de la plaque», juge, quatre ans plus tard, Marianne Auxenfans, du syndicat enseignant Snes des Hauts-de-Seine, qui estime que «balancer un policier en uniforme dans une cour de récréation crée plus de problèmes que cela n'en règle». D'ailleurs, selon elle, le dispositif a été «vidé de ses aspects les plus gesticulatoires» dans les Hauts-de-Seine, la plupart des policiers référents n'ayant pas de bureau dans les établissements.
Au final, il s'agit donc d'une simple amélioration des relations avec le policier référent. «Chaque collège sait à quel policier il faut téléphoner au commissariat s'il y a un souci, mais ça nous fait une belle jambe d'avoir des facilités pour porter plainte si on n'a pas su éviter les bousculades et les bagarres avant, regrette-t-elle. Dans certains établissements par exemple, on supprime des postes de conseiller principal d'éducation qui sont très importants dans la lutte contre l'absentéisme. Alors à force de priver les établissements d'une politique de déminage du conflit, de dépistage des gamins qui ne vont pas bien, on rend la politique d'éducation moins cohérente et, quand il y a un problème, il ne reste plus qu'à appeler les pompiers...»
Suspension des allocations familiales
Le chef de l'Etat a confirmé que la proposition du député
UMP Eric Ciotti, qui prévoit l'automaticité de la suspension des allocations
familiales en cas d'absence injustifiée d'un élève, sera votée «avant la fin
de l'été». Après avertissement à la famille, en cas de «récidive»,
l'inspecteur d'académie aura donc «l'obligation de saisir le directeur de la
CAF, qui a lui-même compétence liée pour suspendre immédiatement le versement».
Cette décision contredit les travaux des membres du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l'école. Dans un rapport de recherche sur le décrochage de 2003, Catherine Blaya, professeure à l'université de Dijon, concluait que la suspension des prestations familiales, outre qu'elle «ne fait que renforcer le sentiment d'exclusion sociale, de relégation» et s'accompagne souvent d'un «manque de communication avec les autorités à l'origine de la sanction», n'avait pas d'efficacité. La suspension «ne ramène guère les jeunes vers l'école», écrivait-elle.
Les annonces du chef de l'Etat sont d'ailleurs en complet décalage avec les conclusions des états généraux de la sécurité à l'école des 7 et 8 avril. «C'est assez hallucinant car tout le discours tolérance zéro, va-t-en-guerre, vidéosurveillance, a été disqualifié par nos collègues universitaires venant de l'étranger lors des états généraux de la sécurité à l'école, raconte Françoise Lorcerie, directrice de recherches au CNRS, elle aussi membre du conseil scientifique. Ces mots d'ordre ont déjà été mis en œuvre aux Etats-Unis par exemple et ont montré la preuve de leur insuffisance voire de leur nocivité.»
Seul crédit au discours scientifique, Nicolas Sarkozy a mentionné la généralisation de la «mallette des parents», une expérimentation visant à rapprocher les parents de l'école, qui avait fait ses preuves dans l'académie de Créteil sous la férule de Martin Hirsch, ancien haut-commissaire à la jeunesse.
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