Blog de Mathieu Hanotin

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mercredi 10 mars

Article du JSD sur la venue de Claude Bartolone à Saint-Denis pour la campagne des régionales

A retrouvez dans le Journal de Saint-Denis N°822 du 10 mars

le Journal de Saint-Denis en ligne

lundi 8 mars

Journée internationale des droits des femmes




A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes qui fête son 100ème anniversaire, nous avons souhaité avec Bruno Le Roux, député de la 1ère circonscription, offrir des roses aux femmes des villes de Saint-Denis, L'Ile-Saint-Denis et Saint-Ouen.

Toute la journée, accompagnés des militants socialistes dont Abdelhak Kachouri qui conduit en Seine-Saint-Denis la liste de rassemblement de la gauche (PS, PRG, MRC, MUP) de Jean-Paul Huchon pour les élections régionales, nous sommes allés à la rencontre des habitantes et des habitant pour leur offrir des roses mais aussi échanger avec eux sur les combats pour les droits des femmes ou les élections régionales de dimanche.



En raison d'une réunion de concertation avec des parents d'élèves, je n'ai pas pu me rendre à la manifestation de ce soir à l'appel des différentes organisations féministes. Cependant, je voulais mettre en lumière l'action des militantes et militants du réseau Osez le féminisme !.

Osez le féminisme ! fêtera sa première année en juin prochain. Il a été créé par des militantes et militants qui s’étaient mobilisés pour défendre le Mouvement Français pour le Planning Familial dont les crédits budgétaires étaient menacés de suppression, en janvier 2009. Le réseau édite, tous les mois, une revue gratuite dont je vous conseille la lecture.

Le mouvement français pour le planning familial à Saint-Denis
Osez le féminisme !


lundi 22 février

Il est urgent de réfléchir aux véritables causes de la violence scolaire


Vous trouverez ci-dessous la tribune sur la violence scolaire et les remèdes à y apporter, parue sur lemonde.fr aujourd'hui et que j'ai signée avec Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation.




A la veille de chaque échéance électorale, la droite fait mine de découvrir le problème de la violence scolaire et de l'insécurité. Surfant sur l'émotion suscitée par des faits graves, le gouvernement avance tête baissée sans se soucier ni de la réalité du terrain, ni de l'efficacité des réponses. La violence scolaire, loin de faire l'objet d'une analyse sérieuse et d'une politique ambitieuse, est devenue un hochet agité au gré des événements et de ses besoins électoraux. Pire, sous couvert de répondre à des faits concrets, il développe une idéologie qui fait de la répression le seul levier d'action de la puissance publique.

Après l'irruption d'une vingtaine de jeunes armées de barres de fer dans un lycée de Gagny, après l'agression d'une enseignante d'un collège près de Toulouse au couteau par un élève de 13 ans, s'en est suivi un déferlement d'annonces plus spectaculaires les unes que les autres : installation de portiques de sécurité devant les établissements scolaires, vidéosurveillance, habilitation donnée aux personnels d'éducation pour fouiller les cartables, proposition de loi antibandes… Constatons le fossé entre ces annonces et leur réalisation : à l'épreuve de la réalité, disparus les portiques de sécurité et la fouille des élèves. Tout juste la création d'"équipes mobiles de sécurité" qui tenteront d'apaiser les tensions jusqu'au prochain incident et le développement des diagnostics de sécurité dans les collèges pour envisager des travaux de sécurisation laissés à la réalisation et au financement… des collectivités !

Le vrai bilan de la droite en matière d'éducation ne se lit qu'en négatif : suppression massive d'enseignants et de personnels de surveillance dans le second degré, ghettoïsation des établissements les plus sensibles avec la suppression de la carte scolaire.

Le mouvement de grève dans les collèges et lycées de la Seine-Saint-Denis témoigne de l'exaspération de plus en plus d'enseignants et de personnels éducatifs devant leurs difficultés à remplir leur mission dans les conditions actuelles et l'absence de toute politique efficace. Il est urgent de réfléchir aux véritables causes de la violence scolaire : notre modèle éducatif est à bout de souffle, il produit de l'exclusion et il reproduit les inégalités sociales. Majoritairement de répétition et concentrée dans 10 % des établissements, la violence ne pourra être combattue que par une politique qui s'attaque à ses racines : le décrochage scolaire et la relégation dont sont victimes les jeunes des classes populaires.

Une politique qui vise à lutter contre la violence dans les établissements scolaires doit s'attacher à offrir un environnement de qualité, où des adultes qualifiés (enseignants, CPE, surveillants, conseillers d'orientation psychologiques, éducateurs spécialisés, assistantes sociales, infirmières…), sont disponibles pour assurer un suivi attentif des élèves les plus en difficulté et pour prévenir les comportements violents. La prise en charge individuelle des jeunes en difficulté est donc une priorité. C'est l'ensemble de la communauté éducative qui doit se mobiliser autour des faits de violence et autour des jeunes concernés. De manière plus collective, des mesures de prévention, pas seulement en réaction à un fait mais en amont, doivent être mises en avant : sensibilisation dans les classes, qualité de la relation pédagogique entre les enseignants et les élèves…

L'inflation des annonces sans aucune portée sur le terrain doit cesser. A force de gesticulations, les professionnels concernés ne vont plus croire en la capacité des responsables politiques de changer le cours des choses. Or, restaurer un environnement de qualité dans les établissements est essentiel pour que le système éducatif et l'ascenseur social qui va avec ne se fissurent définitivement.


Bruno Julliard est secrétaire national à l'éducation au Parti socialiste.

Mathieu Hanotin est conseiller général de Seine-Saint-Denis, vice-président chargé de l'éducation


A retrouver également sur lemonde.fr



vendredi 19 février

Tribune d'élus socialistes d'Ile-de-France sur les actes de violence à l'Ecole


Vous trouverez ci-dessous une tribune que j'ai signé avec de nombreux élus locaux d'Ile-de-France et publiée sur Médiapart . Elle réaffirme la priorité des réponses humaines face aux actes de violence à l'Ecole.

Elle a notamment été signée par: Bruno julliard secrétaire national du PS à l'éducation et Abdelhak Kachouri, tête de liste socialiste en Seine-Saint-Denis pour les élections régionales.






Nous, élus locaux des départements et de la région Ile-de-France, assistons chaque jour à la montée d'un véritable malaise dans nos écoles, nos collèges et nos lycées.

Si l'école maternelle et élémentaire a largement fait et fait encore les frais de mesures essentiellement motivées par une logique comptable visant à amputer le budget consacré à l'Education, la réduction des moyens humains et la suppression de la carte scolaire dans le second degré démontrent encore plus clairement la volonté du gouvernement de créer un système scolaire à deux vitesses. Il est en effet inacceptable de voir des collèges aux publics fragiles, notamment les collèges du réseau « ambition réussite », davantage pénalisés par l'assouplissement de la carte scolaire. La Cour des comptes a d'ailleurs récemment souligné le risque de créer de véritables « ghettos scolaires » en permettant aux élèves ayant les meilleurs résultats de quitter prioritairement ces établissements. Cette politique est celle de la rupture avec l'idéal républicain d'une école de la réussite de tous.

Le fait que  le ministre de l'Education et la ministre candidate de l'Enseignement supérieur se soient autorisés, à nouveau, à instrumentaliser l'agression d'un élève au sein du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine pour replacer les questions de sécurité au cœur de la campagne pour les élections régionales nous a choqué même si le gouvernement est coutumier du fait.

Rappelons en effet que déjà, au moment de la campagne des élections européennes, Nicolas Sarkozy, selon une pratique maintenant bien rôdée, avait sous prétexte d'apporter des réponses à la montée de la violence en milieu scolaire, proposé l'installation de portiques anti-métaux dans les établissements du second degré. Au-delà de l'inefficacité de la mesure, du manque de connaissance de la réalité vécue par les communautés éducatives qu'elle révélait, son coût était juste faramineux ! Il aurait sans nul doute, si le gouvernement avait persisté, dû être majoritairement supporté par les collectivités locales compétentes en matière de travaux de sécurisation.

Mais l'instrumentalisation des questions de sécurité tout comme le réflexe d'annoncer sans concertation ni moyens des mesures qui impacteront de fait le budget de nos collectivités est une méthode  largement éprouvée par le gouvernement !

Désormais un autre pas est franchi : le gouvernement va jusqu'à imputer la responsabilité de l'agression de Vitry-sur-Seine aux collectivités (départements et région) au prétexte qu'elles n'auraient pas installé la clôture que le diagnostic de sécurité de l'établissement aurait recommandé!

Au-delà de l'inélégance de la méthode, nous souhaitons rappeler que ces diagnostics ont été décidés unilatéralement par le gouvernement et que très rares ont été les collectivités à y être associées. A Paris comme dans le Val-de-Marne, nous n'avons pas été invités à participer à leur élaboration ni même reçu ces documents.

Symptôme d'un malaise social aggravé chaque jour par la crise, l'augmentation des actes de violence n'épargne, il est vrai, ni les abords ni l'intérieur des établissements scolaires. Nous constatons pour autant que si une grande partie des communautés éducatives sollicite des dispositifs qui permettent de contrôler les accès des collèges, la bunkerisation des établissements proposée par le Gouvernement ne fera jamais office de solution miracle pour enrayer la montée des violences. Seule une présence d'adultes suffisante peut garantir, au sein des établissements, le dialogue avec les élèves et un niveau d'encadrement sans lesquels la lutte contre la violence est vouée à l'échec.

Or, le gouvernement file la contradiction : après avoir supprimé plus de 36 000 postes dans l'Education nationale en 4 ans et annoncé la suppression de 16 000 postes supplémentaires à la rentrée 2010, la ministre candidate de l'Enseignement supérieur vient de réitérer sa proposition visant à financer des postes de surveillants-tuteurs afin de prendre en charge les jeunes les plus difficiles dans les lycées. La majorité présidentielle a aussi proposé de déployer des gendarmes à leurs alentours pour créer « un climat d'insécurité permanent chez les délinquants ». Sans parler de la stigmatisation des élèves que ces propositions induisent, nous pensons au contraire que de telles mesures risqueraient encore  d'aggraver le climat de tension qui règne déjà dans certains collèges et lycées. 

Nous pensons qu'aux actes de violence doivent d'abord être apportées des réponses humaines privilégiant le soutien aux professeurs, aux éducateurs et à leur juste autorité, ainsi qu'aux familles et aux élèves en difficulté ou en situation de décrochage. Qui d'autre que les enseignants, les conseillers principaux d'éducation et d'orientation, les personnels qualifiés de vie scolaire, les infirmiers, assistants sociaux et psychologues scolaires peuvent contribuer au quotidien à la sérénité au sein des établissements ? Leur connaissance des élèves, de leurs fréquentations et de leurs familles leur permet bien souvent de prévenir le passage à l'acte. C'est pour cela que nous demandons sans relâche que des postes pérennes d'enseignants et de personnels de vie scolaire soient rétablis et que nous refusons le recours à des personnels précaires pour effectuer les remplacements.

Aussi, nous ne pensons pas que les Etats généraux de la violence scolaire déboucheront sur des solutions concrètes. Ils ne sont qu'une énième annonce du ministre de l'Education nationale pour politiser (au sens politicien  du terme) cette question. 

Convaincus de l'importance de cet accompagnement humain, nous développons, dans le cadre de nos compétences, des dispositifs spécifiques qui contribuent à proposer des réponses axées sur la prévention, l'accompagnement des élèves les plus fragiles en lien avec les familles - en particulier les jeunes décrocheurs - à l'école et dans leur quartier, l'aide à la parentalité ou encore le soutien aux projets de promotion de la citoyenneté, axés sur la lutte contre toutes les formes de discriminations ou l'accès à des activités culturelles et sportives.

Quant au traitement des faits de grande violence, nous redisons avec le président de la région Ile-de-France, qu'il serait bon que l'Etat prenne ses responsabilités puisqu'en la matière il reste seul compétent.

 

Colombe Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative

Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, tête de liste du Parti socialiste aux élections régionales à Paris

Bruno Julliard, Adjoint au Maire de Paris chargée de la jeunesse, Secrétaire National du Parti Socialiste à l'éducation

Gerard Sebaoun, Vice-Président du Conseil Général du Val d'Oise, chargé de l'éducation, la jeunesse et la prévention.

Monique Delessard, Vice-Président du Conseil Général de Seine-et-Marne, chargée de l'éducation et des collèges.

Mathieu Hanotin, Vice-Président en  Seine Saint Denis, chargé de l'éducation, de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations.

Abdelhak Kachouri, tête de liste du Parti Socialiste pour les élections régionales en Seine-Saint-Denis

Ali Soumare, tête de liste du Parti Socialiste pour les élections régionales dans le Val d'Oise

Michèle Sabban, tête de liste du Parti Socialiste pour les élections régionales dans le Val-de-Marne

A retrouver également sur Médiapart


mercredi 17 février

Café-débat du Parti Socialiste sur le logement

Le Journal de Saint-Denis a relayé dans son édition de la semaine notre café-débat de samedi dernier sur le logement avec notamment la présence de:

  • Jean-Luc Laurent, Vice-président du Conseil Régional en charge du logement et Maire du Kremlin-Bicêtre
  • Christelle Edey et Alice Rascoussier militantes socialistes de Saint-Denis présentes sur la liste de rassemblement de Jean-Paul Huchon, conduite dans le département par Abdelhak Kachouri.









L'article et l'édition complète sur le site du JSD

mardi 16 février

La Seine-Saint-Denis veut sortir du ghetto pédagogique, article paru dans Libération









































Je vous invite à lire l'ensemble du dossier consacré à l'éducation en Seine-Saint-Denis dans l'édition d'aujourd'hui de Libération.

jeudi 11 février

Intervention en séance lors du débat sur les orientations budgétaires du Conseil Général



Monsieur le Président,

Mes chers collègues,

Avant de répondre aux questions soulevées par mes collègues, je souhaitais m'adresser à vous avec une certaine gravité concernant les conséquences des orientations budgétaires en matière d'éducation.

Le mouvement social en faveur de l'éducation, auquel je souhaite avec cette intervention apporter tout mon soutien, est le reflet d'un malaise profond au sein de la communauté éducative.

Depuis le discours d'investiture de Claude Bartolone, l'éducation a été notre priorité et je pense pouvoir dire que ce choix était relativement consensuel.

Nous avions collectivement senti la nécessité, l'urgence à investir en faveur de la réussite de tous les jeunes de notre département. L'actualité de ces dernières semaines nous renvoie cruellement à cette nécessité.

Aujourd'hui ce choix est menacé ! Je ne reviendrai pas sur l'ensemble de nos politiques éducatives, vous l'avez fait Monsieur le Président, je souhaitais juste revenir sur la question centrale de la sécurité.

Vous pouvez le constater chaque jour dans les collèges de vos cantons. Le climat au sein de nos établissements se dégrade et les problèmes de sécurité se multiplient.

Qu'avons nous fait dans ce cadre ? Pour prendre en compte cette urgence nous avons signé un protocole de sécurisation des collèges le 15 septembre 2008 avec la Préfecture et l’Inspection Académique.

En deux ans le Conseil général a investi près de 3 millions d'euros uniquement sur les travaux de sécurisation et de prévention situationnelle.

 Cet engagement a apporté des résultats positifs, comme au collège Jean Moulin d’Aubervilliers, mais nous avons toujours dit que la prévention situationnelle n’était pas suffisante.

 Mais que fait l'Etat dans le cadre du protocole de sécurité ? Des diagnostics de sécurité ? Ils sont faits dans 80% des collèges depuis un an. Que fait l'Etat quand un incendie a lieu au collège Descartes de Tremblay ? Il envoie sa réponse magique : l'Equipe Mobile de Sécurité. On parle ici d'une quinzaine de personne pour tous les établissements du secondaire, collège et lycée, soit je le rappelle près de 200 établissements. Je ne veux pas ici remettre en cause le travail de cette équipe qui peut ponctuellement avoir une action positive. Mais que se passe-t-il deux jours plus tard, une jeune fille se fait tabasser alors que l'EMS est dans l’établissement.

La réponse uniquement sécuritaire n'est pas la solution. Nous voyons bien qu’elle a toujours un temps de retard. Et avant de se demander quelles réponses, il parait nécessaire de commencer par quelles politiques cesser ?

Le choix du gouvernement de baisser le nombre de personnels dans l’Education Nationale en fait partie. Pour exemple, en 2005, plus de 400 postes de CPE étaient ouverts au concours. En 2009, ce n’est plus que 250, soit une baisse de 40 % sur une catégorie de personnel qui a notamment en charge les questions de vie scolaire et la prévention du décrochage.

Ensuite, il est nécessaire d’investir dans l’éducation. Investir par exemple sur la question de l’orientation. Cela tombe bien c'est une compétence de l'Etat pour laquelle il y a unanimité des acteurs sur son rôle majeur. En Seine-Saint-Denis, c'est le budget du Département qui finance la moitié des CIO. Lorsque le président Bartolone écrit à l'ancien ministre Darcos, la réponse est simple : Oui le ministre reconnait que cela rentre dans le champ de ses compétences, oui le ministre reconnait l'utilité de ces outils, mais quand il s'agit de les prendre en charge financièrement, évidemment la réponse est un Non accompagné de menaces à peine voilées sur le fait que si le département arrêtait de les financer il aurait à en assumer la fermeture ! Le coût du financement des CIO représente 500 000 euros dans le budget départemental.

Investir, comme l'impulse le Conseil Général en faveur d'une réelle politique de lutte contre le décrochage scolaire, et notamment en faveur des exclus.

En premier à défaut de faire soi même, il faudrait déjà que l’Etat n’empêche pas les collectivités d'investir, collectivités dont je rappelle que depuis 1995 la part d'investissement dans les dépenses d'Education de la Nation est passée de 14 à 23%.

Nous voulons continuer à investir, à faire de la sécurité et la sérénité de nos établissements une priorité budgétaire, aujourd'hui ces actions sont menacées, exigeons ensemble de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités.

lundi 8 février

Présentation de mes voeux

Vous trouverez ci-dessous le discours que j'ai prononcé lors de la présentation de mes vœux. J'en profite pour remercier toutes les personnes qui sont venues et qui ont permis le succès de cet événement.

Mes chers amis,

C'est avec un grand plaisir, et même plus, avec une grande fierté que je m'adresse à vous en cette fin du mois de janvier. Une cérémonie de vœux c'est un moment traditionnel, que certains jugent peut-être désuet mais qui à mes yeux est un moment important où les élus qui ont reçu votre confiance dans les urnes se doivent de tirer les enseignements de l'année écoulée pour mieux tracer une perspective pour l'année à venir.

Je viens d'employer le mot fierté. Il est très important à mes yeux. La fierté, elle vient directement de la confiance que vous m'avez accordé il y a maintenant 2 ans, pour vous représenter et pour défendre vos intérêts au sein du conseil général. Cette fierté elle s'accompagne pour moi d'une responsabilité encore plus grande car en m'élisant vous avez fait le choix de donner un nouvel élan à toute la Seine-Saint-Denis en permettant l'élection de Claude Bartolone à la tête du département.

Depuis 2 ans, tous les jours nous nous engageons pour changer la donne dans notre département pour l'ensemble de nos concitoyens. Je suis convaincu que l'élection de Claude Bartolone a permis d'incarner physiquement ce nouveau souffle dont nous avions tant besoin.

En premier lieu, il y avait urgence à mener le combat pour changer l'image de notre département, de passer du 9-3 stigmatisé et misérabiliste à une Seine-Saint-Denis populaire qui va de l'avant. Un territoire qui s'appuie sur toute la richesse de la diversité culturelle, d'origines, de couleurs de sa population. Un territoire qui s'appuie sur toute la force que représente sa jeunesse avec sa capacité d'innovation et d'inventivité.

Clairement pour nous la Seine Saint Denis, c'est la France de Demain, une France multiculturelle, tolérante, solidaire et ambitieuse.

Ce combat pour l'image de notre département, nous l'avons mené, et nous continuons à le mener. Il est nécessaire mais évidemment pas suffisant. Changer l'image, si rien ne suit derrière, cela ne sert pas à grand chose et c'est en tout cas un choix que nous nous sommes toujours refusé à faire.

Depuis 2 ans nous avons lancé beaucoup de chantier pour amener de réels éléments de changement dans votre quotidien.

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